« C'est combien, une décennale ? » — la question est légitime, et toute réponse chiffrée donnée sans étudier votre dossier est suspecte. Voici ce qui construit réellement votre tarif, pour que vous sachiez lire un devis.
1. Le métier — le facteur n°1
Un peintre en décoration et un maçon ne présentent pas le même risque de sinistre décennal : la sinistralité du gros œuvre (fondations, structure, couverture, étanchéité) est sans commune mesure avec celle des finitions. À garanties égales, l'écart de prime entre métiers peut aller du simple au quadruple.
2. Le chiffre d'affaires
La prime est largement assise sur votre CA (réel ou prévisionnel en création). C'est plutôt une bonne nouvelle pour les petites structures : une micro-entreprise qui démarre paie proportionnellement à son activité. Attention au réflexe inverse — minorer son CA pour payer moins, c'est fragiliser la garantie au moment du sinistre.
3. L'expérience — y compris salariée
Dix ans de salariat dans le métier avant de vous installer ? Vos certificats de travail valent une vraie réduction : l'assureur y voit un professionnel aguerri, pas un pari. À l'inverse, une reconversion récente sans justificatif d'expérience est le premier motif de surprime… ou de refus.
4. L'historique d'assurance et de sinistres
Le relevé de sinistralité fonctionne comme un bonus-malus du bâtiment : des années sans sinistre rassurent, une résiliation pour impayé ou une série de sinistres pèsent lourd. Un dossier « compliqué » n'est pas condamné — il doit juste être présenté par quelqu'un qui sait le faire.
5. Les activités déclarées
Chaque activité ajoutée élargit la couverture… et la prime. Le bon calibrage consiste à déclarer tout ce que vous faites (sinon, pas de garantie) et rien que ce que vous faites (sinon, vous payez pour rien). C'est l'exercice le plus rentable d'un rendez-vous avec un conseiller — notre test décennale en donne un premier aperçu.
6. Franchises et plafonds
Une prime alléchante cache souvent une franchise lourde ou des plafonds serrés. Comparez toujours les trois chiffres ensemble : prime annuelle, franchise par sinistre, plafonds de garantie.
Pourquoi se méfier des « à partir de X €/mois »
Ces prix d'appel correspondent au profil le moins risqué possible (métier doux, CA minimal, expérience longue, zéro sinistre). Si vous êtes maçon en deuxième année d'activité, ce tarif ne vous concerne pas — et vous le découvrirez après avoir rempli le formulaire. Un devis sérieux se construit sur votre dossier réel : c'est exactement ce que propose l'étude gratuite, et le fonctionnement complet de l'obligation est détaillé sur notre page assurance décennale.