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MultirisquePublié le 19 juillet 2026· 2 min de lecture

Perte d'exploitation : la garantie qui sauve les petites entreprises

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Un incendie détruit rarement une entreprise. Ce qui la tue, c'est ce qui vient après : des semaines de fermeture pendant lesquelles le chiffre s'arrête… et pas les charges. C'est exactement le rôle de la garantie perte d'exploitation.

Le principe en une phrase

Après un sinistre garanti (incendie, dégât des eaux, tempête…), la perte d'exploitation compense la marge brute que vous ne réalisez pas pendant l'interruption ou la baisse d'activité, le temps de la remise en état. Les murs sont payés par la multirisque ; votre compte de résultat, par la perte d'exploitation.

Ce qu'elle couvre concrètement

  • la marge brute perdue pendant la période d'arrêt (le chiffre d'affaires manquant, moins les charges variables non engagées) ;
  • les charges fixes qui continuent de courir : loyer, salaires, mensualités, abonnements ;
  • souvent, les frais supplémentaires engagés pour limiter la perte : location d'un local provisoire, sous-traitance en urgence, communication de réouverture.

Le paramètre décisif : la période d'indemnisation

C'est le piège classique. La garantie s'arrête au terme de la « période d'indemnisation » choisie au contrat — souvent 12 mois par défaut. Or entre l'expertise, les travaux, les délais d'artisans et le retour de la clientèle, une vraie remise à niveau dépasse fréquemment l'année. Une période de 18 ou 24 mois coûte un peu plus cher et change tout le jour où ça compte.

Qui en a vraiment besoin ?

Paradoxalement, plus l'entreprise est petite, plus la garantie est vitale : une TPE n'a ni trésorerie de secours, ni deuxième site, ni actionnaire pour absorber six mois sans chiffre. Commerce avec pignon sur rue, restaurant, atelier, cabinet : toute activité qui dépend d'un lieu devrait se poser la question. Un indépendant sans local en a moins besoin — son sujet, c'est plutôt la prévoyance (la perte d'exploitation couvre l'outil de travail, la prévoyance couvre la personne).

Comment elle se calcule

L'assureur se base sur votre marge brute déclarée (comptes à l'appui). D'où deux règles : déclarer des chiffres à jour — une activité qui a grandi depuis la souscription est sous-assurée — et conserver une comptabilité propre, car c'est elle qui servira de preuve au moment du sinistre.

À vérifier sur votre contrat actuel

  1. La garantie perte d'exploitation est-elle seulement présente ? (Elle est souvent en option.)
  2. Quelle période d'indemnisation ?
  3. Quels événements la déclenchent — et le débordement d'égout, la tempête, le vandalisme en font-ils partie ?
  4. La marge brute déclarée correspond-elle à vos derniers comptes ?

Ces quatre questions se règlent en un rendez-vous. Le tour complet de la couverture des locaux et du matériel est sur notre page multirisque professionnelle — et l'étude de votre contrat est gratuite.

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